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Gauguin
:
impressionniste d'avant garde
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Gauguin: Homme
des contrastes : il cultive le mythe du peintre maudit, tout en
revendiquant sa place au sein de la république des arts.
Il entretint des rapports difficiles avec la critique, la société,
sa famille, dont il vécut séparé, mais aussi
avec ses pairs impressionnistes Paul Gauguin, Vincent Van Gogh,
deux noms inséparables. Comme leur peinture, la vie de ces
deux hommes est une uvre immense. Des aventuriers de génie,
condamné à saccomplir au prix de la misère
et de la solitude.
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L'éducation
du voyage |
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Gauguin est
née le 7 Juin 1848. Quelques jours plus tard les barricades
se dressent dans Paris. Le Prince Louis Napoléon Bonaparte,
élu Président de la République étouffe
la révolte par son coup dEtat. Clovis Gauguin membre
du parti Radical na pas dautre issue que lexil.
En 1849 la famille Gauguin embarque pour le Pérou. Le voyage
tourne au drame et le père de Paul Gauguin meurt. Aline,
sa jeune veuve et ses 2 enfants sont accueillis à Lima par
son grand-oncle, Don Pio, dont la famille est devenue une des plus
puissantes du Pérou. Paul va grandir au rythme de la vie
péruvienne pendant 6 ans.
A la mort de
ce grand-oncle, la Famille Gauguin rentre en France. Ce retour au
sol natal est pour le petit Paul un dépaysement total. Il
comprend mal le français et à peu dintérêt
pour les études. Il brode, il imagine, il rêve. «LInca
est venu tout droit du soleil et jy retournerai».
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Te
nave nave fenua , ou terre délicieuse
1892
91 x 72
Ohara Museum of art
kurashiki |
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Autoportrait
au Chapeau 1893
46 x 38
Musée dOrsay |
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Il
sengage dans la marine marchande à 17 ans. De ce quai
du Havre ou sétait embarqué Manet en 1848, comme
matelot, Gauguin voit à son tour séloigner les
côtes de France; La destination est la même : Rio de Janeiro.
En retrouvant le continent de son enfance, le jeune matelot est heureux.
Par le détroit de Magellan, à Port -Famine, Paul se
rend sur la tombe de son père; Puis se dirige vers Panama ,
les îles polynésiennes, puis les Indes. Là; Il
apprend que sa mère Aline Gauguin sest éteinte.
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Gauguin
et le goût de la peinture
Retour en France où sa soeur lattend. La guerre contre
la Prusse vient déclater. Paul erre sur les mers du monde
et connaît aux escales les amours de rencontres. La maison de
St Cloud où vit sa soeur a été incendiée
par les prussiens. Paul Gauguin reprend la vie à zéro.
Cest auprès des Arosa, un ami de sa famille quil
va sinitier à la peinture. Il rencontre une jeune danoise,
Mette-Sophie Gad, quil épouse en 1873. Elle lui donnera
5 enfants. Avec son ami Emile Schuffenecker, un collègue de
bureau, peintre amateur, il va peindre en banlieue. Chez les Arrosa,
il rencontre Pissarro; Cest la providence des élus; Il
lui conseille de peindre clair. |
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En 1876, Gauguin se voit accepter un petit paysage par un salon. Face
à la «bande à Manet » il se tient sur ses
gardes. Il ne veut pas se rallier à leur peinture nouvelle.
Il veut saffirmer en chef. Son tempérament lécarte
des subtilités de Monet. Il rencontre Puvis de chavannes, regarde
peindre Cézanne auprès de Pissarro à Pontoise.
Il soppose à Manet qui le traite de dictateur au sujet
du choix des participants à lexposition de 1882. Gauguin
parle, en effet, de se retirer si Degas maintient la participation
de ses protégés. Tout rentre dans lordre grâce
à lintervention de Renoir et de Monet. Caillebotte accepte
en effet, de participer à cette exposition. |
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Solitude,
aléas de la vie
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Gauguin abandonne
la Bourse après le crack des marchés financiers. Il
décide de se consacrer entièrement à la peinture.
Cest pour lui une nouvelle aventure qui commence; seul le
triomphe doit en être lissue. Très vite il rencontre
des difficultés. Sa femme, Mette perd confiance et décide
de rentrer au Danemark. Paul Gauguin va commencer lapprentissage
de la misère et de la solitude.
Il se retrouve avec son fils, dans le froid de lhiver, nayant
pour subsister que du pain. Lenfant fiévreux tombe
malade. Le père le soigne comme il peut. Lépreuve
de la misère ne parviendra pas à labattre. Il
na quune certitude : sa peinture. Il se brouille avec
Seurat et du même coup refuse dexposer au salon des
indépendants dont Seurat est le Président. Avec le
peu dargent qui lui reste, il décide daller vivre
en Bretagne à Pont-Aven.
Le premier séjour à Pont-Aven va durer tout lété.
Gauguin prend pension à lAuberge Gloanec; il emploie
ses loisirs à lescrime, à la boxe et à
la nage - mais aussi à sa peinture. Il expose parfois, entre
quelques sarcasmes des autres peintres «salonnards sans imagination»
ses idées au cours des longues soirées dans la salle
dauberge où les peintres se réunissent. Il y
a là Emile Bernard, Charles Laval.
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Ce
dernier lui vante les terres ensoleillées des Tropiques et
cette île Tobago, en face de Panama. Il partira pour cette île
en espérant y vivre comme des sauvages « sans inquiétude
du jour ni du lendemain». Très vite, il déchantera
de ses espérances. A court dargent, il se fait embaucher
comme terrassier au creusement du canal de Panama. Son but? Amasser
un peu dargent et partir pour la Martinique. Il y parviendra
et sinstallera en compagnie de Laval à St Pierre. Tous
deux tombent malades; ils sont atteints de dysenterie et de fièvre
paludéenne contractées à Panama. « Je suis
dans une case à nègre, couché sans force, sur
une paillasse sans un sou «. il continue pourtant à peindre.
« Jamais je nai eu une peinture aussi claire»
De retour en France, il ira sinstaller de nouveau à lauberge
Gloanec; Les peintres sont revenus. Gauguin tombe amoureux de la fille
dEmile Bernard, Madeleine. Elle a 17 ans. Bernard a des idées
qui rejoignent celles de Gauguin et peut-être les influencent.
Doù le différend qui 3 ans plus tard brisera leur
amitié. Le génie instinctif de Gauguin prend mieux conscience
à la lumière des théories de Bernard. |
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De
passage à Arles avec Van Gogh |
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Depuis des mois,
Vincent Van Gogh le presse de venir le rejoindre à Arles,
où il pourrait travailler à bon compte, tandis que
Théo Van Gogh, frère de Vincent, assurerait nourriture
et logement contre une part de sa production. Il décide de
gagner Arles.
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Van
Gogh peignant des tournesols
1888 73 x 92
Musée National Vincent Van Gogh Amsterdam |
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Relativement
imbu de sa personne, Gauguin arrive un matin dautomne, sûr
de lui, méfiant, sans un mot de remerciement pour Vincent Van
Gogh qui a préparé sa venue avec tant damour.
Gauguin regarde distraitement les toiles dont Vincent a décoré
la maison. Cest un homme aigri ; il critique tout: le pays,
les gens, les relations de Vincent. Gauguin qui a déjà
pris à Pont - Aven lhabitude de jouer les personnalités,
se propose de lui donner des leçons. Les discussions éclatent,
la relation est tendue et cest le drame. Le 24 Décembre,
en pleine place publique, Van Gogh se précipite sur Gauguin
un rasoir à la main. Pris de remords, il se trancher loreille
dans un geste dautodestruction. Traumatisé par cette
violence, Gauguin repart pour Paris laissant Vincent Van Gogh à
son triste sort. |
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Gaugin
à Tahiti, une nouvelle vie
:
la plénitude de Gaugin.
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Manau
tupapau
1892 73 x 92 Albright -Knox Art gallery , Buffalo New York . |
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Le 1er Avril
1891, Paul Gauguin embarque seul pour la Polynésie et Tahiti.
Rien ne peut le retenir, pas même cet amour tout neuf que
lui apporte Juliette Huet, une petite couturière. Il laisse
derrière lui tout les jeunes artistes qui avaient projeté
de laccompagner Bernard de Haan et Sérusier.
Le fait est quils nétaient, comme la plupart
des relations et connaissances de Gauguin, guère convaincu
des chances de réussite de laventure. Seul Vincent
Van Gogh et Emile Bernard avaient pleinement compris lintérêt
dune telle expédition. Il était logique que
latelier du Midi débouchât sur latelier
des Tropiques.
Gauguin nétait pas parti sur un coup de tête,
et navait pas rejeté la civilisation. Il sétait
au contraire largement renseigné auprès du bureau
des colonies pour se faire attribuer une mission artistique, quil
obtiendra « je désire me rendre à Tahiti afin
dy poursuivre une série de tableaux de pays, dont jai
lambition de fixer le caractère et la lumière
«.
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Il
débarque à Papeete puis sinstalle à Mataïea
à 45 Km de Papeete. Il loue une case, au pied de la montagne
et des végétations aux couleurs éblouissantes
: léclat des mangues et du tiaré, les fougères
arborescentes et les pandanus aux larges feuilles sétendent
auprès des eaux du lagon. Au début, il sera comme, en
Bretagne, relativement prudent, faisant des croquis de personnages
de petite dimension, étudiant la topographie et la végétation
avant de tenter dintégrer dans ce décor des figures
conséquentes. |
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Dans
sa quête, il rencontrera Téhura, elle deviendra son
modèle, son épouse. Cest par elle quil
va rentrer dans la phase essentielle de son oeuvre. En quelques
mois, il brossera 70 toiles qui sont toutes, au delà de la
féerie des formes et des couleurs, un appel mystique aux
dieux oubliés.
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La
grâce calme de l'attitude, la noblesse mesurée du geste,
la gravité de porteuse d'offrandes de ces Tahitiennes s'expriment
par l'admirable cadence des verticales, des horizontales, la douceur
des courbes unissant l'instinctive force du primitif à la plus
pure tradition de la peinture française. Jamais peut-être
Gauguin n'a atteint une maîtrise aussi parfaite de son art pour
exprimer cette harmonie particulière, cette " rigidité
statuaire " des femmes maories, qui, à défaut de
beauté traditionnelle, ont, écrivait-il, " un je
ne sais quoi d'ancien, dauguste, de religieux dans le rythme
de leurs gestes, dans leur immobilité rare. Dans des yeux qui
rêvent, la surface trouble d'une énigme insondable ".
« Dieu nappartient pas au savant, au logicien. Il est
aux poètes, au Rêve. Il est le symbole de la beauté,
la beauté même « sécrit-il. |
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2
Tahitiennes
94x113
1899
Metropolitan Museum of art New York |
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Par
cette citation : " Dieu nappartient pas au savant, au logicien.
Il est aux poètes, au Rêve. Il est le symbole de la beauté,
la beauté même" quil approchera sa grande
toile dont il veut faire son chef-doeuvre ; Doù
venons-nous? Qui sommes-nous? Où allons-nous? |
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D'où
venons-nous?
Qui sommes nous?
Où allons nous
1898 375 X 138
Musée de Boston- dimension |
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L'interrogation
pascalienne est ici toute la philosophie de Paul Gauguin, et le
plus terrible cri de souffrance " Qu'il regarde.... (si toutefois
ils ont un coeur pour sentir) et ils verront ce qu'il y a de souffrance
résignée. Ce n'est donc rien un cri humain "
Le sens profond de la toile est l'atroce désespoir de l'homme,
tel celui de Verlaine: " Un sommeil noir tombe sur ma vie.
Dormez, tout espoir, Dormez, toute envie". Détaché
de sa famille, ayant perdu sa fille préférée
Aline, réduit à l'ultime désespoir, malade,
misérable, vivant dans l'angoisse de ne pas recevoir d'argent
des tableaux qu'il envoie en France, Gauguin, décidé
au suicide, entreprend une grande toile qu'il avait en tête,
une dernière uvre monumentale, son testament spirituel.
Durant tout le mois de Décembre il travaille jour et nuit
" dans une fièvre inouïe " J'y ai mis là
avant de mourir toute mon énergie, une telle passion douloureuse
dans des circonstances terribles et une vision tellement nette,
sans corrections, que le hâtif disparaît et que la vie
en surgit ".
Il explique alors : " Tout se passe au bord d'un ruisseau sous-bois.
Dans le fond, la mer puis les montagnes de l'île voisine.
A droite et en bas, un bébé endormi puis trois femmes
accroupies. Deux figures habillées de pourpre se confient
leurs réflexions. Une figure énorme volontairement
et malgré la perspective, accroupie, lève le bras
en l'air et regarde étonnée ces deux personnages qui
osent penser à leur destinée. Une figure au milieu
cueille un fruit. Deux chats près d'un enfant, une chèvre
blanche.
L'idole, les deux bras levés mystérieusement et avec
rythme, semble indiquer l'au- delà. Une figure accroupie
semble écouter l'idole ; puis une vieille près de
la mort semble accepter, se résigner à ce qu'elle
pense et termine la légende ; à ses pieds un étrange
oiseau blanc tenant en- sa patte un lézard repris sente l'inutilité
des vaines paroles ".
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Le
symbole n'est pas littéraire mais sensible; Il traduit son
rêve, " poème musical qui se passe de libretto».
Ainsi la nature entière " régnant en notre âme
primitive" est l'idole, " consolation imaginaire de nos
souffrances en ce qu'elles comportent de vague et d'incompris devant
le mystère de notre origine et de notre avenir
Tandis quil entreprend cette toile de 4 mètres de long,
Gauguin est dans la pire détresse morale et physique. Il ne
sait pas que Clovis, son fils préféré, est frappé
de paralysie. Il achève la toile. Puis il absorbe larsenic
quon lui avait donné. Il veut mourir. Les vomissements
le sauvent de lempoisonnement. Il est « condamné
à vivre».
Dès qu'il éprouve quelque répit, dès qu'il
se reprend à espérer, il recopie et illustre son manuscrit
de Noa-Noa ébauché lors de son premier séjour
à Tahiti et que Charles Morice a mis au point et fera éditer
à Paris Dans l'esquisse ci-dessous exposé "Manau-tupapau,
se dévoile son désir de contester l'autorité
d'Edouard Manet chef des impressionnistes qui venait de réaliser
son célèbre tableau l'Olympia. |
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Manuscrit
de Noa-noa esquisse Manau tupapau rival de l'Olympia 1893 |
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Gauguin
décide de quitter Tahiti afin de trouver ailleurs un renouveau
de son inspiration. Cest aux Marquises quil sinstallera,
dans la petite île de Hiva Oa. Téhura refuse de le suivre. |
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Perle
de Tahiti et Gauguin.
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L'Idole
à la perle fut l'une des quelques oeuvres choisies par Gauguin
pour être photographiées à des fins publicitaires,
et pourtant des incertitudes subsistent quant à sa date, et
donc à la place qu'elle occupe dans l'évolution de l'artiste.
Le personnage principal de l' Idole à la coquille est de sexe
masculin, et le coquillage désigne Taaroa, dieu suprême
du panthéon polynésien, tandis que dans l' idole à
la perle de Tahiti, le personnage analogue a de longs cheveux et des
seins. La perle noire incrustée sur le front de la statuette
pourrait correspondre à la touffe de cheveux visible sur certaines
images du Bouddha, et renvoyer à la vision intérieure
associée à un troisième oeil. |
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Si
l'on a pu proposer d'interpréter cette perle noire comme le
coquillage de Taaroa, le pendentif d'or en forme d'étoile dont
Gauguin a paré son idole nà aucune relation symbolique
apparente avec ce dieu, ni avec Bouddha. Notons que la perle de culture
nexistait pas à cette époque, la perle fine, perle
de grande qualité, était hautement symbolique de la
Polynésie et recherchée et ce depuis fort longtemps
par ces civilisations mythiques. |
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Le
temps a apporté à Paul Gauguin la gloire quil
voulait conquérir.
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Aux îles
Marquises, Gauguin rentre rapidement en conflit avec les autorités
administratives et religieuses. Il prend la défense des marquisiens
spoliés et leur conseille de ne pas payer limpôt.
Comme sa grand-mère, Flora Tristan, il devient le défenseur
des faibles. Au terme de ce combat quil a livré contre
la Société de son temps, Il est vaincu une nouvelle
fois - Il est, en effet, condamné à 3 mois de prison
et 500 francs damende - Il na plus le goût de
peindre. Gauguin a fait appel mais la mort devancera le jugement
des hommes.
Il meurt seul dans sa case.
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Sur la tombe,
on a déposé un bloc de pierre ou est gravé
son nom et lannée de sa mort. Ses biens et ses toiles
furent dispersés aux enchères; La plupart de ses dessins
et de ses sculptures furent jetées «aux ordures».
Dans sa révolte contre une conception de la peinture "
témoin du réel ", il a ouvert les voies suivies
par les symbolistes, puis par les fauves et les allemands. Il s'est
attaché à entraîner l'artiste qu'il était
vers cette force intérieure qui doit être l'unique
objet de l'art.Il sera un exemple pour beaucoup.
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